5 Juil 2013

La ouate de cellulose, un point sur les idées reçues

Publié par Ecima

idees-recuesToxicité, dangerosité, désagréments, odeurs d’ammoniac, les ouates de cellulose ont été injustement mises en cause sur de nombreux sujets ces derniers temps. Une mise au point s’impose.

• Un isolant en forte croissance

une ouate de retour en grâce

Ouate de cellulose NrGaïa

La ouate de cellulose est un produit fabriqué à partir de journaux invendus ou issus de la collecte associative. Le processus de fabrication est relativement simple puisqu’il s’agit de défibrer le papier dans une première étape et ensuite le reconditionner sous forme de ballot.

La ouate est particulièrement recommandée pour une #isolation par l’intérieur. C’est un isolant privilégié pour les bâtiments passifs et le marché de la rénovation. Son principal atout est sa performance thermique et sa très faible empreinte environnementale, étant issu du recyclage et demandant très peu d’énergie pour sa fabrication.

Les professionnels ne s’y sont pas trompés, cet isolant écologique a suscité un véritable engouement ces dernières années. Une ascension pourtant perturbée dans son élan par quelques péripéties technico-administratives.

• Un contexte réglementaire clarifié

Depuis toujours les fabricants de ouate de cellulose utilisent des sels de bore comme additif pour ses qualités anti feu. Ils sont dûment enregistrés dans la #réglementation européenne pour ces propriétés. Leur emploi est autorisé, en France comme dans les autres pays européens.  Sur la base de la directive Biocide interdisant leur utilisation en tant qu’agent antifongique (car ils n’ont pas fait l’objet d’une procédure d’homologation), le CSTB a décidé en 2012 de ne plus délivrer d’avis technique aux ouates de cellulose contenant des sels de bore.  Mais les solutions alternatives à base de sels d’ammonium mises en place courant 2012 ont démontré qu’elles pouvaient, sur un faible nombre de chantiers, être à l’origine de remontées d’odeur d’ammoniac.

Retour donc aux sels de bore : les avis techniques ont été renouvelés jusqu’au 30 juin 2015, prolongeables jusqu’au 30 juin 2016 si nécessaire.

Dans le même temps, l’Agence Qualité Construction (AQC), a mis en observation la ouate de cellulose. La mise en cause ne portait pas sur le produit mais sur sa pose ou sur les interventions ultérieures dans le bâtiment. En effet, dans certains cas, les règles élémentaires n’étaient pas respectées.

Le syndicat des producteurs européen de ouate de cellulose (l’ECIMA) a mis en place un nombre important de moyens pour former et sensibiliser les utilisateurs de la ouate de cellulose : offre de protection des points lumineux, étiquettes sur tableau électrique, documentation Grand Public, …

Ce plan d’action a été validé par l’AQC et va permettre le retour en liste verte des ouates produites par les adhérents ECIMA.

Dernier épisode en date, un arrêté ministériel, publié le 21 juin 2013, demande le retrait du marché des ouates à base de sels d’ammonium. Cela concerne la vente, la distribution et la fabrication et ne concerne pas les isolations déjà réalisées. Or dès novembre 2012, tous les fabricants du syndicat #Ecima avaient décidé de stopper toutes productions de ouate intégrant des sels d’ammonium. Cette position est donc aujourd’hui officiellement généralisée et contribue à clarifier la situation.

• Une filière qui s’organise

L’Ecima est désormais un interlocuteur de l’encadrement institutionnel et compte entretenir des relations de travail continues afin de piloter au mieux le développement de l’activité.

Concernant la recherche de nouvelles formulations, un programme de Recherche & Développement est mis en place par l’ECIMA, avec la participation des fournisseurs d’additifs et le soutien des institutionnels (ministère, CSTB, centres de recherche).

Une opération de communication est lancée pour mieux présenter et expliquer les qualités du produit aux consommateurs. Internet étant l »un des principaux vecteurs de communication, de nombreux supports ont été mis en place, ce blog, réseaux sociaux (twitter, facebook, google+), revue web (scoop.it). La filière espère ainsi consolider l’image du produit et montrer qu’il mérite la confiance des professionnels et du public.

Au-delà des idées reçues, les qualités de la ouate demeurent : un matériau sain, performant et respectueux de l’environnement.

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